Passage de lettres – Evolution ou dérive ?

Bien souvent je croise des Calottins avec moult noms de Cercles, Régionales, Universités ou Ecoles Sup sur leur Calotte.

Bien souvent je les entends dire : « Oui, je viens de passer mes lettres chez Chose (Cercle Hypothétiquement Ordinesque Savamment Etudié) »

Bref ils ont refait un dépucelage de Calotte dans une Association différente de la leur et dont ils convoitent les lettres.

Passage de Lettres : Vaste connerie ou évolution normale ?

De mon temps, à Namur, il n’y avait pas de passage de lettres !

On passait son baptême puis on dépucelait sa Calotte dans sa Régionale (pas de Calotte de Cercle à Namur)

On plaçait donc tout naturellement les lettres FNDP et celle de sa régionale. Punt aan de lijn !

Un jour un gars a rajouté IESN car il faisait ses études à l’IESN et non aux FNDP.

Hérésie ou évolution normale ?

Je serais tenté de dire que c’est une évolution normale et logique. Lorsqu’on finissait ses Candis (je parle toujours « de mon temps ») et que l’on poursuivait ses Licences à l’UCL, beaucoup ajoutaient UCL sur leur Calotte, mais point de passage de lettres !

Par ailleurs, ma famille est originaire de Liège, mais mes parents habitaient le Brabant Wallon. Pas de régionale BW à l’époque donc j’ai passé ma Calotte dans la Régionale Liégeoise.

Une fois la Régionale BW créée, jamais il me serait venu à l’idée de passer mes lettres à la BW ! J’ai une Calotte LG et j’en suis fier, pas besoin de passage de lettres dans une autre Régionale (Cercle, etc…)

Ici, je dirais que c’est une dérive.

Qu’en pensez vous ? 😀

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18 Responses to Passage de lettres – Evolution ou dérive ?

  1. Alf says:

    De mon temps à Namur (De 93 à 95) certains passaient leurs « hures » mais je l’ai vu plus souvent décernées comme gage d’amitié. à La Namuroise je n’ai jamais vu de lettre … je sais que l’ASMO fait rajouter les lettres sur la calotte mais sans passage.

    A LLN pour être dans un comité de cercle on m’a fait repassé mes lettres « par sympathie » pas vraiment un depucelage, juste quelques verres et une guindaille.

    Sinon à vrai dire tant qu’il reste de la place sur la calotte, que cela reste lisible … m’en fout

  2. Nes says:

    Ma vie guindaillesque a commencé au CI. il me semblait tout naturel d’y passer ma calotte. Toutefois, entre temps, j’ai changé de fac et n’ayant pas fait mon baptême, j’ai décidé de le faire à la MDS… Par la suite, j’y ai passé mes lettres…

    Pendant mes années à LLN, j’ai été impliquée dans les 2, CECI d’un côté, représentation étudiante de l’autre. J’étais et suis toujours fière de pouvoir porter toutes mes lettres. J’ai des amis de longue date dans les 2 cercles maintenant et ma vie actuelle ne serait pas ce qu’elle est sans ces choix là…

    Sinon, le Centaure ne rajoute pas de lettres mais la prise de toge à la FAMA donne le droit d’en porter les lettres…

    NB: Je n’ai jamais porté les lettres de ma régionale, ayant eu très peu de contacts avec celle-ci… Il y a une plus grande séparation entre cercles et régionales à LLN.

    Voilà pour mon expérience personnelle.

    Le tout est de voir pourquoi on porte ces lettres et pourquoi elles sont décernées: par simple copinage, par fierté d’appartenir à un groupe et d’en défendre les valeurs, pour avoir un max de lettres, etc.

    En gros, le même débat peut se poser pour les bands/toges et vleks des différents ordres…

  3. Touffe says:

    Lettre ou ne pas lettre that’s the question.

    Enfin heureux d’apprendre que l’on peut passer ses lettres à la Faculté des Sciences, de là a ce qu’un jour on passe des Sciences dans une faculté de Lettre… Moi je dis non! Parce que il ne faut pas rire avec ça.

  4. Pervers says:

    De ce que je connais du passage de lettres, je dirais qu’il y a 2 « motivations », l’investissement et/ou l’amitié. En effet, on peut être affilié à un cercle ( / régionale) et s’y investir (baptisé, calotté, comité…), tout en s’investissant dans un autre cercle ( / régionale) parce qu’on s’y sent aussi bien et qu’on a envie de participer et de représenter et donc passer ses lettres. On pourrait dire que c’est un point de vue « investissement & amitié ». Ensuite, on peut très bien passer ses lettres dans un cercle où finalement on se sent bien, dont on apprécie les valeurs, et qu’on veut représenter…

    Un des Ordres dont je fais partie permet de passer des lettres et c’est « juste » quelques spéciales, du vin, une guindaille, et hop, on a les lettres. Ce n’est ni une obligation ni une généralité. Je les ai passée car, pour moi, c’était une représentation de mon parcours, de mon investissement dans l’Ordre, et ça faisait partie de l’équipage.

    Personnellement, je suis baptisé & calotté au Philo&Lettres (FLTR). Lettré de l’Ordre Catholique de Saint-François (CSFO). Donc on résumé :
    UCL
    FLTR
    CSFO

    Ayant fait mes études à l’EPHEC, je pourrais rajouter les lettres ce qui donnerait UCL EPHEC. Mais… Je ne le ferai que le jour où l’EPHEC aura un cercle, ce qui n’est pas près d’être le cas…

  5. Spino says:

    Apres le commentaire tres interessant de Touffe je voudrais ajouter la vision d un vieux penné qui avait entendu parler du passage de lettres chez les calottés et qui l a vu arriver chez les pennés. C est tres embetant car sur une penne lorsqu on changeait d école, on mettait les lettres du cercle officianr dans l école ou on étudiait, en plus de remettre un ruban de la bonne couleur en dessous des étoiles, pour ma part les 3 écoles fréquentées etait en ruban noir donc seules les ettres permettent de lire ma penne …. j ai donc vu plein de gens porter les lettres CEI sans pour autant qu ils guindaillent avec nous, ca a souvent permis des rapprochements.
    Je constate aussi que certain passage de lettres sont aussi dur qu un passage de calotte et peuvent se rater, meme pour des personnes ayant toute légitimité a les porter ….. bref pour moi je considere que le passage de lettres chez les pennés n a pas lieu d etre et qu il y a une dérive chez les callottés ou on refait quasi un premier passage de calotte

  6. Floch says:

    Moi j’ai fais tout de travers 😉
    J’étudiais à Bxls (ISFSC) et j’ai passé mon baptême et Calotte à LLN (CI)
    Donc je n’ai pas mis UCL (n’étant pas étudiant UCL) mais j’ai mis CI (étant membre du cercle)
    Donc j’ai:
    ISFSC
    CI

    Je n’ai pas le fond azur des ingénieurs et j’ai des bandes jaunes à l’arrière (COMMU)

    Le genre de truc improbable 😉 !

    A+

  7. Manu says:

    A noter que Etienne D. alors qu’il faisait un diplôme complémentaire en sécurité à la FPMs à été demandé au président du cercle Polytech à Mons pour « passer ses lettres » FPMS .
    Le bar entier l’a regardé avec les yeux de celui qui a vu l’expertise de l’extra-terrestre de Roswell .
    A titre personnel, j’estime que chez nous à Mons, le couvre-chef est le symbole du cercle et est donc acquis par toute personne ayant effectué le parcours initiatique qui marque la mort du bleu et la renaissance à la vie de poil. Un minimum de règles est sympathique pour garantir la lisibilité mais arrêtons que diable de vouloir tout régenter, codifier et normer … C’est l’esprit libre, la fronde et une forme d’anarchisme qui doit prévaloir à l’état social d’étudiant ….
    Pour Etienne D., il aurait d’abord payé un verre au bar en arrivant qu’il aurait paru un peu plus sympathique au gars qui l’on reçu 😉

  8. jips says:

    je suis assez d’avis que l’on laisse les choses évoluer comme les utilisateurs en charge (les petits jeunes finalement) le désirent….si ils voient comme aujourd’hui la calotte évoluer vers une complexité infinie et une rigueur intransigeante grand bien leur fasse.
    pour pour ce qui est des lettres je vais aller un peu plus loin: pourquoi déjà un passage de calotte? qui a inventé cette tradition séculaire (5 générations max!)et pourquoi a t on inventé cela….comme si on avait besoin de raisons pour faire la fête
    tu veux mon avis, bleu! et bien un couillon un jour n’a pas osé faire son baptème et s’est dit qu’il porterait bien une calotte quand même….
    alors, finalement je m’en tape que des gens aie une calotte sur la tête sans etre baptisés, j’en connais même qui sont de bons guindailleurs ….ce qui me va le plus loin c’est que des gens, et j’en connais, ont passé un baptème à LLN et n’ont pas de calotte ….parceque le comité de passage était tellement bourré qu’ils n’ont pas vu que l’impétrant était vraiment motivé
    quel est le con qui a inventé cela….et les lettres? c’est tellement inutile que ça ne vaut même pas la peine d’en parler finalement
    en résumé
    baptème===> couvre chef
    fac ou école===> lettres
    nouvelle école ou fac====> nouvelles lettres
    punt aan de lijn, si vous sympathisez avec untel de telle groupuscule, et bien payez lui un verre, plutôt que de « passer des lettres » ça consolidera votre 4 piliers à la con qui ne sont qu’un noeud décoratif….

  9. philon says:

    pourquoi officialiser une amitié, un tendance, une envie? un investissement dans un job de comitard? c’est ça que je ne comprends pas moi, je suis ami, avec beaucoup de monde en guindaille, depuis longtemps, mais je reste fier de mon école de base…. la calotte c’est d’abord ça: l’appartenance à une école, une faculté: pas habiter dans le même kot (là je crois tout le monde d’accord), pas venir du même coin de terre ou du milieu du trou du cul du monde (régionales mon cul!) pas avoir des copains dans une faculté ou une régionale, pas de travailler pour un cercle extérieur, pas même d’être baptisé en médecine alors que tu fais le droit parce que ton petit copain fait médecine….
    enfin vous faites comme vous voulez , mais je peux vous dire que vous n’allez nulle part de cette façon, si ce n’est au devant d’une complexité telle que plus rien ne voudra dire quoique ce soit , sans parler des possibilités de schisme….
    il n’y aucune raison valable de passer ses lettres….
    et surtout, contrairement à ce que tu penses, que LLN ne revienne pas avec son sentiment d’être le défenseur de la vraie foi de la calotte…je peux te dire que lors de mon passage à l’UCL il n’y avait plus de folklore du tout, sauf chez les flandriens et qu’il a fallu des années pour revoir du folklore à LLN: porter une calotte à LLN dans les années fin 70, début 80, c’était se faire mal voir, se faire traiter d’extrémiste, voire même de bigot….pendant tout ce temps là , les étudiants des grandes écoles bruxelloises n’ont jamais arrêté l’ECAM et l’ICHEC sont les seuls qui peuvent se vanter de ne jamais avoir été traitres à la cause!!! et d’ailleurs l’ASMO dont LLN est si fier maintenant et dont le codex a été pillé pour faire le nouveau folklore néo-louvanisteest un ordre bruxellois, lui aussi
    merci

  10. philon says:

    Christophe Chevalier à dit :

    Je ne pense pas avoir dit, ou même sous-entendu que le folklore de Louvain était supérieur aux autres. Ceci dit vu que cites l’ASMO, j’imagine que tu es au courant que ses fondateurs étaient tous étudiants à l’UCL, et que la raison à l’origine du fait que leurs réunions se tenaient à Bruxelles est que ses deux fondateurs principaux étaient originaires de la capitale.

    Pour le reste, tes propos sont un peu trop extrémistes pour que quelqu’un prenne la peine de vouloir y répondre sérieusement. Rejeter l’existence des régionales, c’est rejeter la quasi totalité du folklore namurois et une bonne part de celui de Louvain, et cela sans aucun argument.

  11. philon says:

    JIPS a dit :

    ben si ,je ne vois aucune raison pour faire de la calotte autre chose qu’un signe universitaire ou assimilé….et donc aucune raison d’en faire un signe d’appartenance à une région, un village ou une troupe de scouts..voilà, pas d’arguments nécessaires c’est juste un fait historique le reste n’est que du « fashion » …et je ne rejette aucunement l’existence des régionales, je leur dénie le droit à calotter les gens (et plus accessoirement à s’approprier certains chants , et également de créer un racisme , principalement anti-flamand et auxiliairement anti-autres régionales….)
    et si, tu as dit que le folklore louvaniste était supérieur puisque tu ne te considères pas digne de répondre en temps que non louvaniste et que tu déclares que les non louvanistes se convertissent aux idées de l’UCL dès qu’il comprennent leur importance…
    et non je ne suis pas extrémiste, au contraire, je les combats et je suis excédé de voir cette volonté de compliquer et de complexifier une notion aussi simple et fondamentale que le port d’un couvre chef estudiantin.

  12. Dario says:

    Moi j’ai passé ma calotte à Namur, à la Carolo (génération 7)

    Puis j’ai fondé la Régionnal Binchoise de Namur.

    J’ai donc opté pour laissé la Mention Carolo, et j’ai ajouté BINCHE dessus.

    Normal, non ?

  13. Bonini says:

    Bonsoir à tous,

    C’est assez amusant de se rendre compte que les personnes débattant sur le folklore le font sur plusieurs fronts différents. Je n’aurai donc pas besoin de mentionner ce site à ce cher Touffe qui me demandait quels sites de folklore je trouvais intéressant. Puisque tout le monde y va de sa petite expérience personnelle, à mon tour! J’ai été baptisé à l’ISGH alors que je suis étudiant en musique, d’abord à l’IMEP à Namur et maintenant à Liège. Petite parenthèse: les conservatoires ne sont pas très ouverts aux baptême mais l’IMEP propose un baptême non-officiel, que j’avais voulu officialiser, ce que les comitards ont refusé sous prétexte que de vilains frustrés allaient torturer nos bleus musiciens et donc, fortement impressionnables.

    Bien que l’ISGH soit pennée, certains calotins faisaient partie du comité en arborant nos lettres. En réalité, le cercle se permettait un passage de lettres qui était en réalité un tour de baptême après les bleus. Cela permettait au comité d’apprendre le folklore relatif au cercle à l’aspirant membre du comité. Donc, cela se pratique uniquement pour les personnes baptisées en dehors du cercle qui désirent devenir comitard chez nous. Ce qui arrange assez bien l’ISGH vu le faible nombre d’internes.
    L’année passée, aussi étrange que cela puisse paraître, le président ISGH arborait fièrement sa calotte passée à Bruxelles sur laquelle figuraient nos lettres au-dessus des lettres de son cercle.
    Personnellement, je trouve ce système assez convenant. Puisque nos couvre-chef sont, quelque part, des cartes d’identité folkloriques, porter les lettres de cercles où l’on est membre actif me semble tout à fait judicieux.

    Je vous renvoie à une autre question. Moi, qui étudie bien loin de mon cercle dans une école sourde et aveugle au folklore, que devrais-je porter sur ma penne? Pas de liseret, pas réellement d’insigne facultaire (la lyre est trop communément portée que pour faire de ma penne le couvre-chef d’un étudiant au Conservatoire Royal de Liège, rare s’il en est). Il ne me reste que les lettres – que je ne me suis pas encore résolu à porter – pour sensibiliser le folklore au Conservatoire.

    Par ailleurs, je souhaiterais demander à tous ce que vous pensez du cas de l’IMEP, refusant l’officialisation de son baptême, pourtant vieux d’une quarantaine d’années et ressemblant assez à celui proposé ailleurs dans les cercles namurois. Si quelqu’un voulait les stimuler, je suis sûr que cela ferait pencher la balance.
    Autre question: qui pourrait s’occuper des élèves musiciens désireux de vivre leur baptême? Seuls certains téméraires comme moi ont osé se rendre jusqu’une première bleusaille d’un cercle inconnu. Dans la plupart des cas, ces bleus connaissaient des personnes du cercle.

    Pour ma part, j’aurais été ravi de lancer un baptême du conservatoire mais je ne connais pas la procédure et les personnes que j’avais proposé d’aider furent contraints d’abandonner l’idée, faute de temps.

    Je vous remercie, pour ceux qui en ont eu le courage, d’avoir lu ce commentaire en entier. Pardonnez mon manque connaissance dans cette jungle folklorique.

  14. Regis Moniek says:

    Pour ma part,

    Cet aspect du folklore est a mon sens une science inexacte. Tu ne pourras jamais contredire une pratique de lettres = d’office sur le couvre chef ou encore lettres = d’office passage.

    Y’a des nuances entre pratiques penne et pratiques calotte, si en plus on complexifie par origine géographique, ca rend le bazard compliqué.

    Pour ma part, je me suis bien amusé a une tournée de cercle avec des potes en claquant quelques affonds et on m’a donné mes lettres ISIB. Je n’ai jamais étudié la et c’est une bande de potes qui a ce moment la faisait cette pratique la (Spywix si tu m’entends tu bois…). Ce n’est ni un manque de respect vis a vis de l’ISIB et son folklore, ni une heresie d’amitié que je cherche (les chasseurs de vleks vous buvez 😉 )…

    C’est un fait, je n’ai pas chercher a afficher ces lettres, c’est une pratique donnée dans un cercle avec une origine géographique particulière.

    Si on veut chercher la petite bête je dirai que la symbolique des vleks / promotions et les pratique spécifique ordinesque (Gé, ASMO, Toré, Vla-Vla, Vulcain, Moines Pervers…) sont mille fois plus interessantes a découvrir et a débattre que quelques lettres « passées » ou non sur un agneau mort-né 😉

    just my opinion bien sur 😉

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