Directoire A – E

CARRE BLANC (Ordre du – ) : Distinction créée à Liège en 1992 afin de récompenser les étudiants noctambules.  Le Grand – Magistère en est associé à la Présidence de l’Union Royale des Etudiants Catholiques de Liège.  La médaille consiste en un simple carré d’émail blanc, suspendu à un ruban noir.  Les titres concédés sont Compère et Pilier.

 

CHAPEAU ROUGE : (Ordre du – ).

Emanation de la Gé Catholica (Cfr. ce nom), il a pour but de récompenser les membres de la Gé qui auront, de par leur activité au profit de la Gé ou des oeuvres patronnées par elle, contribué à la prospérité de la Gé.  L’accent sera mis sur l’aspect “travail effectif “ au service de la Gé. (dixit les statuts de l’O.C.R.)

 

DINOSAURE (Club du ) : Médaille octroyée par le Cercle des Jeunes Anciens, section, rétablie en 1985, de l’Union Royale des Etudiants Catholiques de Liège.  Elle récompense les vétérans qui, par leur aide matérielle et morale, permettent à l’association de subsister.  La médaille métallique, en bronze, est suspendue à un ruban rouge et jaune.

 

EMERAUDE : (Cercle : “l’  –   “).

 l’Emeraude

La Calotte à fond vert, apanage des étudiants liégeois, avait disparu depuis une vingtaine d’année, lorsque certains dignitaires de l’Ordre du Torè décidèrent de renouer avec cette vénérable tradition.  Le 7 Décembre 1983, sous le bienveillant parrainage de Jacques Leblanc (Président de l’Union de 1952 à 1954), furent dépucelées les premières Calottes;  celles-ci ne tardèrent pas à se multiplier.  Le 28 Novembre 1987, le port de la Calotte s’étendit à certains membres de l’Ordre du Grand Séminaire.  Tant pour coordonner les efforts de ces deux Ordres que pour commémorer le premier lustre de ce renouveau calottin, le cercle : “l’Emeraude” fut fondé à Liège le 15 Décembre 1988.  Dès sa fondation, l’association se rangea sous la prestigieuse égide de l’Union (Cfr. ce nom), et obtint procuration du Président de ce cercle, du Grand-Maître de l’Ordre du Torè et du Grand-Pontife de l’Ordre du Grand-Séminaire pour tout ce qui touche à la Calotte.  Nanti de telles recommandations, l’Emeraude fut reconnue par l’Ordre Souverain de la Calotte le 4 Décembre 1990;  le Président de l’Emeraude est donc Directeur de l’O.S.C.  L’Emeraude a ceci de particulier qu’il suffit, pour y être admis en qualité de membre, d’être titulaire d’une Calotte liégeoise correctement dépucelée, et d’en présenter officiellement la demande;  mais, pour obtenir le droit d’arborer un tel couvre-chef, il faut avoir été baptisé au sein de l’un des deux Ordres susmentionnés  …  lesquels n’accordent pas cet honneur aux personnes du beau sexe.  Par conséquent, point de Calotte liégeoise sur une tête féminine, et point de femme à l’Emeraude.  La toge et le band du cercle sont vert (comme sa Calotte), liserée d’or;  la toge est en outre ornée du nœud hongrois ceint d’un cercle, le tout d’or, à l’endroit du cœur.  Ce dessin, métal doré et émail vert, constitue l’insigne du cercle et se porte notamment sur le band.  Afin de ne pas empiéter sur le domaine des deux Ordres qui la soutiennent, l’Emeraude ne distribue aucune médaille, même interne;  mais elle patronne l’Académie Liégeoise de la Guindaille, fondée le 14 Décembre 1993 pour encourager le plus estudiantin des beaux-arts.  Le cercle, en dehors de sa participation à l’Ordre Souverain de la Calotte, n’organise qu’exceptionnellement des externes, et ne prend pas la parole en corona.

Chant corporatif de “l’Emeraude” :

Air : Le Calottin n’est pas.

 

Dans le ciel moutonné de nos astrakans noirs,

Dont les frissons soyeux sourient à nos espoirs,

Dont la teinte de deuil, à nos cœurs remémore,

Les martyres de la foi que nous croyons encore,

Les étoiles d’argents et les insignes d’or,

Nous disent le triomphe auquel conduit l’effort,

Et la gloire qui brille en leurs lueurs joyeuses

Assortit ses reflets aux moustaches soyeuses

Aux jour de fête, triomphalement

Des Calottins, par toute la ville,

C’est le signe de ralliement

Lorsqu’en en grand cortège on défile !

Le béret perché sur l’oreille

Aux petits bleus, inscrits la veille,

Comme aux plus vieux des vétérans.

Barrant la toque fière, un ruban de couleur

La rendant plus jolie avec des airs rieurs,

Fait reconnaître à tous la ville où étudie

Cet Echolier jovial qui traverse la vie.

Mais si l’on veut ici s’afficher Calottin,

Au bout d’un bon biceps il faut un bon gourdin,

A votre toque donc mettez la jugulaire,

De crainte qu’on on la vole, Oh ! honte, par derrière !

Et quand les gueux, se réveillant,

Ont rêvé de nous fiche une pile,

La toque, insigne des vaillants,

Reste maîtresse de la ville.

On voit se défendre crânement,

Sous les briques et les bouteilles,

Les petits bleus inscrits la veille,

Près des plus vieux des vétérans.[1]


[1] Extrait de : L’Union fait la farce, Revue et Fête Intime du 7 Avril 1905 – Guindaille des Anciens, Liège, Demarteau, 1905.

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